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Association francophone d’histoire de la construction – Assemblée générale, 14 décembre 2015

 

Bibliothèque Interuniversitaire de la Sorbonne, 18h.

Présents [16] : Antonio Becchi, Philippe Bernardi, Robert Carvais, Thierry Ciblac, Diane Daussy, Hélène Dessales, Léda Dimitriadi, Benjamin Egasse, Bernard Espion, Béatrice Gaillard, Emmanuel Gallo, André Guillerme, Valérie Nègre, Emilie d’Orgeix, Linnéa Rollenhagen-Tilly, Arnaud Timbert.

Excusés [12] : Inge Bertels, François Fleury, Alberto Grimoldi, Olivier Lavigne, Jean-Marie Guillouët Catherine Isaac, Léonore Losserand, Maxime L’Héritier, Jean-Michel Mathonière, Hélène Rousteau-Chambon, Hélène Vacher, Sandrine Victor.

Ordre du jour :

1/- Etat du site et adhésions

2/- Election de deux membres du CA

3/- Etat financier

4/- Publication de l’Histoire de la construction. Le méridien européen.

5/- La Revue d’histoire de la construction

6/- Dictionnaire historique de la construction

7/- 3e Congrès francophone d’histoire de la construction (Nantes)

8/- Questions diverses

Robert Carvais ouvre la séance en rappelant, en premier lieu, l’ordre du jour (ci-dessus) regrettant le peu de personnes présentes.

1. Etat du site et adhésions

Robert Carvais précise que les modifications décidées concernant les annonces de réabonnement et les rappels ont été réalisées.

L’Association compte à ce jour 55 membres, plus une personne en attente.

Robert Carvais présente comme objectif d’atteindre la centaine d’adhérents et insiste sur l’importance d’inciter des doctorants à adhérer à l’association. Il invite les directeurs de thèses à faire participer les doctorants aux activités de l’association et évoque le projet de leur faire présenter leurs travaux, éventuellement sous forme de film sur le modèle des concours que l’on voit fleurir un peu partout sur le thème « Ma thèse en 180 secondes ». Renseignement pris, pour héberger des documents vidéo volumineux, il est préférable de choisir un site de stockage à cet effet. Cela serait possible en s’appuyant sur Canal U qui cumule trois avantages : d’être français, académique et gratuit. Il suffirait alors d’un lien renvoyant de notre site vers cette plateforme de stockage pour visionner ces documents filmés de présentation de thèse. Cela exige de se plier à des normes techniques précises qu’il conviendra d’examiner le moment venu.

Valérie Nègre soulève la question de la réalisation des films : qui va concrètement réaliser les films ? Robert Carvais précise que se pourraient être les doctorants ou l’un d’entre nous qui auraient quelques compétences en matière de prise d’image. Il serait bon qu’une personne prenne la responsabilité de tenir cette rubrique. Il va falloir examiner sous quel onglet faire figurer les thèses en cours des doctorants sur le site.

Valérie Nègre demande si nous disposons d’une liste des doctorants dont le sujet de thèse rentrerait dans le domaine de l’Histoire de la construction. Robert Carvais répond que lister les doctorants est difficile car l’histoire de la construction n’est pas retenue comme critère disciplinaire dans la base « theses.fr », mais uniquement comme critère d’indexation. Ainsi 703 thèses en cours sont référencés à l’occurrence « histoire de la construction ». Il faut passer un temps non négligeable pour isoler les thèses qui nous concerneraient. Nous ne possédons qu’une liste approximative des doctorants fournie par certains directeurs de thèses mais elle est incomplète et, dans l’association, seuls 6 doctorants se sont inscrits. Une fois les activités de l’association pleinement lancées, il faut espérer que cette situation évolue.

Une discussion s’engage ensuite sur le site et l’emplacement possible d’un espace dédié aux doctorants sur celui-ci. Il est prévu de faire apparaître tout à la fois les thèses et les HDR, ce quoi est déjà réalisé pour les soutenances. Un appel est lancé par Robert Carvais aux doctorants pour qu’ils fassent part de leurs souhaits, idées d’amélioration ou initiatives à la direction de l’association.

La question de la newsletter est ensuite abordée.

Béatrice Gaillard présente un bilan au bout d’un an et constate qu’il semble plus pertinent d’adopter un rythme trimestriel pour la Newsletter qui pourrait se présenter comme un espace plus ouvert que le site, notamment pour y présenter des actualités de chercheurs (promotion de recherches, projet financés en cours, signalement d’articles, etc.). Il est décidé qu’une périodicité trimestrielle pour la Newsletter va être expérimentée et Béatrice Gaillard rappelle qu’il serait bien que les membres de l’association fassent remonter l’information sur leurs publications.

Robert Carvais revient alors sur l’idée d’un dépouillement le plus systématique possible des revues de toutes les disciplines afin d’y repérer ceux concernant l’histoire de la construction. Plusieurs personnes de disciplines ou de secteurs différents seraient en charge de quelques revues, les résultats des dépouillements étant rassemblés par Béatrice Gaillard.

André Guillerme rappelle que les articles se voient parfois attribuer des mots clés. Cependant Robert Carvais note que « construction » n’est pas un mot-clé pertinent, le plus souvent.

Robert Carvais se propose de lister les revues principales qui pourraient être systématiquement dépouillés en histoire, histoire économique, histoire urbaine, histoire du droit, histoire de l’architecture, histoire des techniques, histoire du patrimoine, mais souligne que leur dépouillement ne peut être qu’un travail collectif et nécessite donc l’engagement de plusieurs membres de l’association dans cette tâche.

Béatrice Gaillard évoque la possibilité de se servir de l’existant et notamment de ce qui existe sur ArchiRès qui dépouille plus de 200 revues (ex. 80 articles sont référencés en « histoire de la construction » entre 2000 et 2016). Il conviendra de sélectionner les autres mots clés qui pourraient ne pas avoir été référencés sous « histoire de la construction », comme « chantier », « matériau », etc.

Il est également convenu de demander à ce que Calenda (Le calendrier des lettres et sciences humaines et sociales) adopte « l’histoire de la construction » comme critère d’indexation des manifestations dont il témoigne.

Hélène Dessales note que pour l’Antiquité cela concerne beaucoup de revues et nécessite un gros travail.

Robert Carvais propose de faire un essai même si ce n’est pas systématique, tout du moins avec les revues francophones. Antonio Becchi évoque la possibilité de partager le travail avec d’autres associations, étrangères par exemple.

2/- Election de membre(s) du CA

Robert Carvais rappelle que les membres du CA doivent être membres de l’association. Suite aux courriers envoyés dans ce sens à ceux qui ne l’étaient pas, Jean-Pierre Sosson, âgé et ne s’occupant plus d’histoire de la construction, a préféré donner sa démission. Il faudra donc prévoir de remplacer ce membre du CA. L’élection de ce nouveau membre est reportée de manière à nous donner le temps de réfléchir à des candidatures possibles.

3/- Etat financier

Robert Carvais évoque les difficultés rencontrées pour la modification officielle et administrative du bureau et le changement de banque qui a été nécessaire à la suite de la suppression soudaine des comptes « Association » auprès de la HSBC. Le nouveau compte est ouvert (livret A et compte normal) au Caisse d’Epargne Ile de France.

Une modification de l’adresse officielle de l’association a été demandée auprès de la Préfecture et de l’INSEE car pour le moment le courrier est toujours adressé à l’ancienne adresse avec laquelle nous n’avons plus aucun contact. Il existe par conséquent un risque de perte d’information importante.

Le compte est créditeur à ce jour de 38 800 euro sur lesquels il va nous falloir prélever 5000 euros pour les actes du deuxième congrès francophone d’histoire de la construction (Lyon) – à verser à Picard – et 1 000 euros pour des traductions de textes d’André Guillerme.

Deux dépenses sont à venir : pour la création d’un logo et pour la création de la revue.

4/- Publication de L’Histoire de la construction. Un méridien européen.

Antonio Becchi et Robert Carvais, directeurs dudit rapport (en ligne sur le site de l’Association) souhaiteraient faire publier le rapport, ce qui demande que le texte soit en partie retravaillé pour harmonisation et corrections ; plusieurs contributeurs ont d’ores et déjà accepté. Des tractations sont en cours avec plusieurs maisons d’édition, comme celles de l’Université Vrije de Bruxelles ou notamment les classiques Garnier, ce qui n’obligerait pas à traduire tous les textes en anglais ; la publication serait alors en deux langues : français et anglais.

5/- La Revue d’histoire de la construction

Deux réunions, qui réunissaient les membres qui s’étaient déclaré intéressés par le projet de revue, ont déjà eu lieu les 30 janvier et 17 mars 2015, dont une synthèse a été faite par Robert Carvais qui propose :

Une déclaration d’intention, les normes de publication (le plus simple possibles, acceptables dans chacune des langues, quelques règles simples élaborées à partir de ce qui existe dans les revues multilingues, un appel à contribution, une liste potentielle de thèmes fédérateurs et les modalités de la revue (multilingue, de qualité scientifique contrôlée, édition en ligne avec possibilité – encore à chiffrer- d’une édition papier. La revue serait partagée en trois partie : 1/. articles de fonds avec intro et biblio, non limités en terme de signes ; 2/. varia contenant divers types d’articles plus courts ; 3/. comptes rendus, le tout devant être mis en ligne une fois finalisé et revu.

Les comités au nombre de trois :

– Comité éditorial 6 personnes (Robert Carvais, Valérie Nègre, Philippe Bernardi, membres ; Sandrine Victor et Maxime L’Héritier, secrétaires scientifiques de rédaction et Emmanuel Château comme conseiller numérique) ;

– Comité scientifique : plusieurs personnalités garantes de la qualité et de l’aura internationale de la revue. La liste des noms est à l’étude.

– Comité de lecture : plusieurs collègues dont le choix couvrira trois critères : les 5 langues admises (français, anglais, allemand, espagnol et italien), le champ de l’histoire de la construction dans toutes ses secteurs thématiques (l’histoire de l’art et de l’architecture, l’histoire des sciences et des techniques, l’histoire sociale, du droit et de l’économie et l’archéologie et la construction matérielle) ainsi que les quatre périodes historiques (Antiquité, Moyen Age, Temps Modernes et époque contemporaine).

La question du titre de la revue demeure. Plusieurs propositions ont été avancées : Revue internationale d’histoire de la construction, cependant l’acronyme RIHC existe déjà. Robert Carvais estime qu’il serait donc bon d’accrocher au titre une action plutôt qu’à un objet et énonce plusieurs propositions : Edifices et artifices, Echafauder, Echafaudage, Qui bâtit ment, Edifier, Eriger, Arpenter… André Guillerme propose Aedificatoria.

Aedificare. Revue internationale d’histoire de la construction, regroupant plusieurs critères souhaitables, est donc retenu comme titre de la revue à venir.

André Guillerme pose la question de l’invitation des disciplines dures dans la revue. Personne n’y voit aucun obstacle à condition qu’elles abordent et traitent d’histoire de la construction et qu’elles soient d’un niveau scientifique suffisant.

Il est convenu que la déclaration d’intention circulera parmi les membres du comité ad hoc créé à cet effet. Chacun proposera alors d’y apporter les modifications qu’il jugera nécessaires. La version finale se trouve en annexe 1 dudit procès-verbal.

6/- Dictionnaire historique de la construction

La parole est donnée à André Guillerme, après que Robert Carvais ait regretté que très peu de personnes, même intéressées par le projet, aient participé aux réunions de travail qui ont eu lieu.

André Guillerme (voir le projet en annexe 2) constate que s’il n’existe pas de dictionnaire de la construction, il existe d’excellents manuels d’archéologie et de construction pour les périodes antique (Ginouvès et Martin) et médiévale (travaux plus datés) mais la période de l’histoire post-Renaissance (XVIe-XXe) paraît très déficitaire sur ce plan.

Donc le « dictionnaire » (titre provisoire) projeté est particulièrement accroché aux trois derniers siècles « période infiltrée par la rationalité et l’utilité durant laquelle les manières de construire ont contribué en Occident à l’amélioration du cadre de vie, tout en bouleversant irrémédiablement et irréversiblement l’environnement ». Un dictionnaire d’histoire de la construction couvrant les XVIe-XXe siècles, et d’abord les XVIIIe-XXe siècles, destiné à un large public : universitaires, étudiants et personnes intéressées par la construction dans sa dimension historique. Le patrimoine architectural et les interventions sur le bâti existant plus ou moins ancien constituent une part croissante des activités constructives qui sont interpellées par des procédés en réactivation techniques. Ce dictionnaire vise donc des professionnels de la sauvegarde, conservation, reconversion et réhabilitation des bâtiments ainsi que des ouvrages d’art des historiens de l’architecture, de la construction, des enseignants chercheurs des ENSA, INSA, ENSI, etc.

Le contenu en a été débattu durant 6 séances de 2 heures au CNAM en présence d’André Guillerme, Léda Dimitriadi, Hélène Vacher, Philippe Bernardi, Robert Carvais et Emmanuelle Gallo. A l’issu de cette concertation, André Guillerme, Léda Dimitriadi et Hélène Vacher proposent de mener ce travail ambitieux, avec des volontaires qui seraient d’accord avec ces principes, sur un contenu précis dont les principaux traits sont :

La construction relève de plusieurs dimensions, formes, structures, matériaux et procédés de mise en œuvre, dimensions sociales, économiques, juridiques, géologiques, etc., ce qui implique des relectures croisées de spécialistes de différents horizons. La visée pour la commodité est alphabétique et l’ambition encyclopédique. Le mot, la catégorie, le concept et l’élément, photographiés par le temps, seront mis sur papier. « Encyclopédie » veut dire un ouvrage important qui rassemble une somme de connaissances (Le Robert) historiques sur la construction.

Ce dictionnaire devra être écrit simplement. Il définit les vocables de la construction, en usage ou disparus, dans leurs rapports entre eux, à telle époque, dans telles circonstances. Il mettra en relief les structures, les contenants, les réseaux. Il comprend les métiers, les professions, les usages, les outils, les façons, les types de structures, les mécanismes, les entretiens, les maintenances, les patrimoines, les contraintes économiques, politiques, sociales, éthiques, ethniques, patrimoniales enfin. Le phénomène est placé dans son étymologie si possible indo-européenne. Il est traduit dans les principales langues. D’emblée sa pertinence technique, scientifique, esthétiquement philologique doit apparaître. La chronologie doit être précisée car la date est le fruit préféré de l’historien. Toutefois la décennie voire le demi-siècle sont des durées plus adaptées aux traces de la construction, le temps du chantier ou la durée de vie du bâti.

L’édition de ce dictionnaire encyclopédique historique de la construction ne peut, semble-t-il pour nous, se limiter à la seule AFHC, ne serait-ce que pour la rédaction qui demande l’intervention et le concours d’architectes, d’ingénieurs et d’historiens. J’ai sollicité à demi-mots la collaboration de 4 institutions : l’Académie d’architecture, le comité d’histoire de l’équipement dont je préside le conseil scientifique, la Société française d’histoire de l’architecture et la société des amis du centre d’histoire des techniques et de l’environnement. Ces collaborations souhaitées devraient faire l’objet d’un contrat de partenariat pour l’édition et les droits d’auteur. Le comité de rédaction, qui fera aussi office de comité scientifique, doit être chargé de la rédaction des notices, de leur corrections et des additions de notices et devra être composé de rédacteurs étrangers européens chargés de compléter et annoter les notices pour leur pays et de rédacteurs parisiens, membres des institutions susnommées, pour éviter les frais de transport, soit une vingtaine de personnes chargés de rédiger, compléter et affiner les notices en fonction de leur compétence historienne. Ce comité se réunit à Paris périodiquement.

Ce projet a été proposé il y a un an et demi à l’AG de juin 2014. André Guillerme a entrepris d’avancer et pris conseil des éditeurs du Dictionnaire d’urbanisme et d’aménagement, pierre Merlin et Françoise Choay aux PUF. Il a collecté et défini à peu près 1170 mots vivants et oubliés, soit environ 1 200 000 signes espaces compris, même si ces notices restent à revoir, relire, compléter et corriger; il reste  une bonne centaine de mots clés à définir par le comité de rédaction soit entre 500 000 et 800 000 signes à ajouter. Il reste l’iconographie à prévoir, la bibliographie et la traduction.

Au total, l’ouvrage devrait être d’environ 2 000 000 de signes plus les illustrations ; l’échéance prévue serait 2020.

A la demande de Robert Carvais, Arnaud Timbert, conseiller scientifique pour l’architecture à l’INHA, présente le projet qu’il engage, dans le cadre de ses nouvelles fonctions et qui n’est pas sans proximité avec celui d’André Guillerme.

Le projet, validé par le conseil scientifique de l’INHA, est différent dans la mesure où il s’agit de réécrire le Dictionnaire raisonné de l’architecture de Viollet-Le-Duc, de le compléter à partir des recherches faites sur l’architecture médiévale et de nouvelles entrées pour la période allant du XIe au XVIe siècle. Il s’agit de proposer des textes méthodologiquement engagés.

André Guillerme rappelle qu’il s’agit pour lui de faire suite à Viollet-Le-Duc, la période médiévale et antique étant originale par rapport à la période XVIe-XXe s.

Robert Carvais demande aux personnes présentes de réagir sur le programme présenté par André Guillerme. Philippe Bernardi revient sur le choix de 1170 mots déjà définis et demande comment les mots ont été choisis. André Guillerme explique qu’il a repris divers dictionnaires qui ont été dépouillés et les occurrences retenues triées par ordre alphabétique.

Robert Carvais expose les critiques dont ce projet peut faire l’objet :

– Sur la méthode : il ne semble pas concevable de mettre sur le même plan mots, concepts, notions, d’entreprendre un dictionnaire de mots oubliés et une encyclopédie de notions, même si cette encyclopédie contient plusieurs types de notices de longueurs différentes (qui jusqu’à présent n’ont toujours pas été définis). Le choix des occurrences est le fruit de lectures de dictionnaires et est opéré à partir d’une liste de mots qui s’agrandit perpétuellement et qui empêche tout travail collaboratif et surtout un choix raisonné, ordonné et logique.

–  Sur la temporalité : La conception uniquement limitée au service de la pratique contemporaine est contraire à la conception de l’histoire de la construction adoptée lors de la fondation de l’Association. De plus, entreprendre un Dictionnaire historique de la construction est un projet entièrement différent de la réalisation d’un Dictionnaire d’histoire de la construction, initialement prévue.

En effet, limiter le propos du XVIe siècle au XXe siècle est un choix arbitraire qui élimine deux périodes essentielles de l’Histoire de la construction au vu des travaux et recherches récentes : l’Antiquité et le Moyen Age. Ce n’est parce qu’il existe des travaux anciens sur ces périodes, comme il en existe déjà sur l’Ancien Régime, qu’il convient de les exclure, sinon aucun travail de recherche ne serait entrepris.

Ces deux axes de remarques conduisent à penser que le projet ne rejoint pas, semble-t-il, les préoccupations ni les enjeux de l’AFHC :

– Les préoccupations – même si la définition de l’histoire de la construction entendue par l’Association est étendue et large – paraissent, selon son travail fondateur Edifice & Artifice, recouper des questions essentielles déjà listées (même si on imagine qu’elles puissent être complétées et améliorées).

– Parmi les enjeux de l’Association figure le regroupement de la communauté des chercheurs, enseignants, praticiens autour du champ de l’histoire de la construction. L’idée a toujours été de travailler ensemble quelle que soit la période envisagée : archéologue, antiquisants, médiéviste, moderniste, contemporanéiste. La découpe académique diachronique, reprise dans le projet d’André Guillerme, est utilisée pour diviser la communauté. Elle ne va pas dans le sens de l’histoire, ni dans celui de l’AFHC, comme s’il y avait des césures temporelles insurmontables.

Une longue discussion s’ensuit sur le choix des mots au cours de laquelle des conceptions divergentes se font jour sur ce que peuvent être les entrées de ce dictionnaire, comme « barbelés », « églises », « hôpital », etc. André Guillerme explique que ce sera le comité de rédacteurs qui décidera du choix des mots. Il est proposé qu’un comité de rédacteurs soit composé pour discuter de cette question délicate.

[Depuis cette AG, le bureau de l’Association s’est réuni et a décidé que le projet ne pouvait, tel qu’il apparaît, être soutenu par l’AFHC, voir annexe 3.]

7/- 3e Congrès francophone d’histoire de la construction (Nantes)

Robert Carvais présente brièvement les thématiques retenues par le comité d’organisation du prochain congrès en présentant les excuses d’Hélène Rousteau-Chambon qui n’a pas pu être présente. Il s’excuse de ne pas avoir pu les diffuser auparavant car il les a reçues la veille de la réunion.

Les thématiques choisies reprennent des sujets classiques d’histoire de la construction, mais sont aussi complétées par d’autres d’essence plus locale : Méthodologies ; Processus de conception/processus de construction ; Le chantier ; Matières, matériaux ; Architectures hydrauliques ; Défenses ; Droit et économie de la construction ; Construction des paysages ; Fabrique des ambiances ; Des métiers des acteurs ; Circulation des savoir ; La construction des paysages ; Littoral, fleuve, estuaire, affluents (voir annexe 4).

Valérie Nègre demande à ce que ces thèmes soient communiqués aux membres de l’association.

Des contacts ont été pris pour les conférences plénières (les noms n’ont pas été communiqués)

Le calendrier débute le 1er février 2015 par l’ouverture de l’appel à contribution qui courra jusqu’au 17 avril minuit. La liste des propositions à communications sera envoyée aux membres du comité scientifique dans la semaine du 18 avril ; chaque proposition sera lue par deux membres du comité scientifique.

Les avis devront parvenir avant le 10 juillet.

Le programme  prévisionnel du colloque sera remis à l’automne 2016 ; le congrès se déroulera les 21-23 juin 2017. La publication des actes étant envisagée pour la fin de l’année 2018.

8/- Questions diverses

Pour finir, Robert Carvais annonce la création de l’Association Portugaise d’Histoire de la Construction et présente le site de cette dernière (http://www.spehc.pt/)

La séance est levée à 20h.

Annexe 1 : La revue

Annexe 2 : Le Dictionnaire

Annexe 3 : Compte-rendu de la réunion du bureau de l’AFHC à propos du projet d’André Guillerme, réuni le 27 janvier 2016

Annexe 4 : le 3CFHC

Annexes – AG 14 décembre 2015