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Association francophone d’histoire de la construction

Assemblée générale, 5 décembre 2016

Université de recherche Paris Sciences et Lettres –PSL, salle de séminaire, 60, rue Mazarine, 75006 Paris, 18h

 

Ordre du jour prévu :

1/- Etat du site

2/- Adhésions

3/- Etat financier

4/- Edition de « l’Histoire de la construction. Le méridien européen »

5/- La Revue d’histoire de la construction. Aedificare

6/- Dictionnaire d’histoire de la construction (André Guillerme)

7/- Organisation du 3CFHC (Nantes)

8/- Questions diverses

Présents [18]: Salvatore Aprea, Antonio Becchi, Amira Belhout, Philippe Bernardi, Robert Carvais, Hélène Dessales, Pauline Ducret, Béatrice Gaillard, André Guillerme, Théodore Guuinic, Tiffanie Le Dantec, Manuela Martini, Virginie Mathé, Nicolas Moucheront, Valérie Nègre, Cécile Sabathier, Akio Sassa, Amélie Terrier.

Excusés [5] : Gilles Bienvenu, Bernard Espion,  Alberto Grimoldi, Hélène Rousteau-Chambon, Sandrine Victor

 

1/- Etat du site

Le site fonctionne régulièrement (soutenance de thèses, nouvelles parutions, programmes de colloque, congrès, séminaires, appels à contributions, etc.). Nous avons lancé sa restructuration afin de le rendre plus dynamique et de donner aux doctorants la possibilité de s’impliquer davantage dans sa gestion et la vie de l’association. Et nous avons également décidé de faire réaliser un logo pour l’Association ce qui n’avait jamais été entrepris. Après avoir lancé un appel d’offres avec cahiers des charges, nous avons retenu le prestataire (Jean-Marc Dumont de la Société L’Endroit). Robert Carvais va faire passer dans l’Assemblée les propositions de logos reçues. Cette entreprise devrait prendre en charge la restructuration du site également.

2/- Adhésions

Robert Carvais signale qu’il y a environ 70-73 adhérents et qu’il serait bon que nous atteignons la centaine espérée. En particulier en raison des relations éditoriales que nous avons tissées avec Classiques Garnier qui nous suivent pour nos publications (revue, collection d’ouvrages) mais à qui il faut, en revanche, montrer un potentiel de personnes intéressées par l’histoire de la construction.

Robert Carvais demande à Béatrice Gaillard qui est notre webmaster où en est la volonté d’établir une newsletter régulière par mail ? Béatrice s’est documentée auprès de ce qui existe déjà comme la lettre réalisée par Pascal Fort  pour l’UMR AUsser à partir de son blog. Cependant, elle souhaiterait trouver un système plus automatisé qu’en Word. Par ailleurs elle a été très occupée par son déménagement récent en province. Elle souhaiterait reprendre le dossier avec Emmanuel Château qui va être libéré de son emploi du temps chargé en raison de la soutenance récente de sa thèse. Ce qui serait bien c’est de reprendre le dossier au moment où le site est restructuré.

3/- Etat financier 

C’est Valérie qui devrait s’en occuper, en tant que trésorière, mais comme la passation a été longue et complexe, d’autant que nous avons dû changer de banque, Robert Carvais présente les comptes :

Nous disposons de trois comptes

  • Paypal qui reçoit les cotisations :
  • Compte d’épargne sur livret : 37 000 €
  • Compte courant qui varie qui était de 449 €

Nous avons réglé deux factures :

  • Participation de l’AFHC à l’édition des actes du 2CFHC de Lyon parus chez Picard : 1 500 €
  • Avance pour la fabrication du logo : 825 €

En ce qui concerne les crédits, Robert Carvais signale que nous avons reçu le principe d’une subvention d’aide à l’édition pour la revue.

Philippe Bernardi rappelle que nous sommes à la période de renouvèlement des adhésions et que celles-ci sont importantes pour soutenir notre action qui est plurielle dans le domaine de l’histoire de la construction. Valérie Nègre rappelle que les adhésions et ré-adhésions se réalisent uniquement via internet, que le système Paypal n’est pas obligatoire. Une option à la fin de l’opération propose la carte bleue.

4/- Edition du Méridien européen 

Le rapport européen d’histoire  de la construction initié par Joël, Antonio et Robert Carvais a été retiré du site car il doit être édité par les Classiques Garnier. Il a été à ce propos revu, amélioré, harmonisé entre les différents rapports. Le texte principal est pratiquement prêt. Cependant, il doit être complété, dans une deuxième partie, d’un compendium d’une quarantaine de textes de nature variée (éditoriaux, articles programmatiques, articles de fond, bilans historiographiques)  parus sur la période 1980-2014 provenant de différent pays d’Europe exposant leur propre vision de l’histoire de la construction, à travers ses différentes facettes. Nous possédons ces textes cependant, l’éditeur souhaite ne pas les reproduire tels quels mais les recomposer, ce qui nécessite de notre part plusieurs actions chronophages : demande d’autorisation auprès des éditeurs de tous les textes, demande des textes et des images auprès des auteurs, mais aussi des résumés, des bio-bibliographies pour chaque auteur et co-auteur.

 5/ La revue d’histoire de la construction

Ce projet ancien partagé avec Joël et Valérie est désormais lancé. Elle s’appellera Ædificare. Revue internationale d’histoire de la construction.

Il s’agira d’une revue semestrielle multilingue publiée sous forme papier et numérique, scientifiquement encadrée. Chaque article proposé fera l’objet d’une double évaluation anonyme. Les numéros seront composites ou thématiques. Chaque numéro comportera trois parties : une première partie composée d’articles de fond (variés ou thématiques), une partie varia (articles hors thème, édition de textes, traduction d’articles ancien et majeur, compte-rendu de manifestations majeures, etc.) et une troisième partie constitués de comptes rendus d’articles, d’ouvrages, d’expositions, de soutenances de thèses ou d’HDR. Elle est principalement centrée sur l’histoire de la construction dans une définition la plus large possible – ce qui ne veut pas dire que des limites n’existent pas – toutes disciplines confondues (des sciences exactes aux sciences humaines, en passant par l’histoire des techniques, du droit de l’économie, de l’art, etc.), toutes périodes confondues (de l’Antiquité à la période contemporaine) et nous ajouterons toutes langues confondues (français, anglais, allemand, espagnol, italien, portugais).

Nous avons constitué un comité de rédaction composé de Valérie Nègre, Philippe Bernardi, et Robert Carvais. Un secrétariat de rédaction est constitué de Sandrine Victor, Maxime L’Héritier et comme conseiller numérique Emmanuel Château. Un comité scientifique est composé d’une vingtaine de personnalités d’histoire de la construction et un comité de lecture d’une soixantaine de personnes couvrant plusieurs critères : thématique, périodiques et linguistiques. Le cas échéant, malgré tout, nous pourrons toujours solliciter des évaluateurs en dehors de la liste. Chaque article doit être écrit dans la langue de naissance de l’auteur.

Il ressort de cette présentation que les membres de l’Association doivent se mobiliser pour être un relais puissant pour faire connaître la revue, pour solliciter des propositions d’articles (soit à partir d’une note d’intention courte, soit directement avec l’envoi d’un article achevé) ou de numéros thématiques. Philippe Bernardi insiste sur le rôle important que peuvent jouer les membres de l’Association en faveur de la revue surtout pour le démarrage de celle-ci. Il nous faut des numéros d’avance. Par conséquent il faut faire feu de tout bois pour solliciter la communauté des historiens de la construction en France mais aussi à l’étranger, d’autant qu’il n’y a pas l’obstacle que pourrait constituer l’écriture contrainte dans une seule langue. Il convient d’amorcer la pompe quel que soit notre statut de chercheur confirmé mais aussi de chercheur débutant. La revue sera ravie de publier des premiers travaux de recherche concomitants à la recherche pour la thèse.

Nous tenons principalement à deux idées symptomatiques :

  • Publier des doctorants, la recherche en train de se faire
  • Publier une recherche francophone mais aussi étrangère.

Ainsi, notre slogan pourrait être « Publier ce qui est innovant et prometteur ici et ailleurs ».

La grande nouvelle à propos de cette revue est qu’après une longue quête auprès de plusieurs éditeurs (MSH, Editions du CNRS, PU Rennes, Editions des Cendres, PUF, etc.) nous avons finalement trouvé un éditeur enchanté par le projet : les Classiques Garnier. Davantage connu pour l’édition d’histoire littéraire, cet éditeur veut s’ouvrir à d’autres disciplines historiques. C’est un véritable éditeur qui publie en ligne et en numérique depuis longtemps et qui fait la promotion des livres qu’il édite.

Les prix de la revue fixés par l’éditeur sont les suivants :

Vente au numéro : 29€

Abonnement annuel (2 numéros, papier et numérique, envoyés au domicile) pour particuliers 49 €, pour les institutions 80 € et pour les étudiants 15 €

Pour les membres de l’AFHC, l’éditeur ferait le numéro à 17 €, soit 34 € pour deux numéros. Seulement en raison de la gestion du port, ne pouvant se charger de distribuer la revue personnellement aux membres, ni de l’envoyer nous-même par la poste, nous sommes contraint de passer par l’éditeur à charge pour l’association de prendre le coût du port en partie sur son budget.

Par conséquent, les adhérents français ou étrangers qui voudront souscrire un abonnement devront nous le signaler et nous régler un tarif spécial d’abonnement annuel de 35 € en plus de leur adhésion. Le mieux sera de grouper pour les années suivantes et l’adhésion et l’abonnement.

Pour les étudiants, ils devront passer directement par l’éditeur ou par l’association au moment de leur adhésion ou du renouvellement de celle-ci, à charge pour nous de transmettre à l’éditeur les commandes car un abonnement annuel à 15 € ne pourra être réduit davantage, même si vous êtes adhérents.

En ce qui concerne les dates de parution et le rétro-planning qu’il convient d’avoir en tête : un numéro paraissant en juin et un numéro en décembre oblige à remettre les fichiers ne varietur à l’éditeur au plus tard 4 mois avant ces dates, c’est-à-dire pour le N° 1 le 1er mars et le N°2 le 1er septembre.

Questions de l’assemblée:

  • la revue sera papier et en ligne, mais via le site de l’éditeur, pas comme prévu initialement sur le site de l’Association.
  • Il ne sera pas possible de ne s’abonner qu’à la version en ligne car, selon l’éditeur, ce sont les revues papiers qui tirent les éditions numériques et non l’inverse, contrairement à ce que l’on pourrait penser.
  • Qui conservera la mémoire de la revue ? (Philippe Bernardi) internet pour les archives de la fabrication (version des articles, expertises, etc.), mais pour la version papier, quid?
  • Comment faire reconnaître la revue sur le plan international comme une revue de rang A ? (Antonio Becchi). En France, comme à l’étranger, il faut solliciter les instances compétentes quand nous aurons 4 numéros de parus et bien entendu, il faudra répondre aux critères demandés dans chaque pays (publier des chercheurs et des enseignants chercheurs confirmés et pas seulement des doctorants car moins bien notés ; mettre en pratique la double-expertise en aveugle). Pour la France, une des questions sera de se positionner par rapport aux disciplines existantes car les commissions d’attribution sont disciplinaires, rarement pluridisciplinaires.
  • Quelle politique quant à l’Open Access ? Un auteur pourra-t-il publier l’article publié dans la revue sur internet (Academia, Research Gate, HAL, etc.) (Béatrice Gaillard) ? D’après les renseignements pris auprès de la section SHS du CNRS, la publication pourrait se faire sous une forme différente de suite mais en ce qui concerne la forme publiée, il faudrait attendre un délai qui devrait être de deux ans, conditions qui n’existent pas pour les articles publiés dans les ouvrages collectifs.
  • Pourquoi ne pas négocier avec l’éditeur de mettre en ligne sur le site de l’association les sommaires et résumés courts des articles ? Oui
  • Il faudrait se renseigner pour savoir si l’éditeur est dans Cairn ?
  • Il faudrait penser à faire du marketing (Antonio Becchi) sur l’AFHC et sur le revue (dépliant, marque page, carte postale, etc.) Oui
  • Quid en ce qui concerne le démarchage dans les bibliothèques françaises et étrangères pour les abonnements ? C’est le rôle de l’éditeur qui est très actifs à ce sujet.

6/- Etat du Dictionnaire encyclopédique d’histoire de la construction (André Guillerme)

Avec Hélène Vacher, Léda Dimitriadi et Akio Sassa, comité directeur, le dictionnaire portera sur la période 1600-1970, depuis Viollet-le-Duc, mais surtout XIXe et XXe siècle.

André Guillerme a déjà dépouillé tous les dictionnaires classiques et les glossaires et a relevé 500 à 600 rubriques à grand développement, appointés à des spécialistes et au total près de 2000 mots ont été répertoriés (2 000 000 signes) + 200 mots nouveaux à venir, soit 2,5 millions de signes plus illustrations = 700 à 800 pages

Des éléments intéressants et inédits voient le jour maintenant que les dictionnaires sont dépouillés : des mots nouveaux apparaissent, comme « exactitude ». Par ailleurs, un tiers des mots ont disparu au XIXe siècle et un tiers au XXe siècle. Seuls 1000 mots fonctionnent aujourd’hui, dont très peu de noms féminins.

Questions de l’assemblée :

  • Surtout des noms ? Quid des verbes et des adjectifs ? Pourquoi ne pas les avoir retenus ? (Virginie Mathé) Car ils ne sont pas nécessaires à la compréhension et ce sera expliqué dans l’introduction. Il y aura une partie étymologique importante.
  • Dans chaque entrée, présentez-vous l’évolution du sens des mots ? (Virginie Mathé) Oui, bien sûr.
  • Quels types d’illustrations ? (Philippe Bernardi) Pour les XIXe et XXe siècles ce sera des dessins et des schémas. C’est plus compliqué pour la période avant la Révolution bien qu’il y ait l’Encyclopédie de D’Alembert. Quid de la photographie ? (Robert Carvais) Il y aura des photos de mosquée et de bidonville. Robert Carvais estime que ces notices sont discutables dans un dictionnaire de construction.
  • Délais ? (Philippe Bernardi) 2018.
  • Uniquement la langue française, pas de langues régionales ? Non a priori. Avec les correspondants étrangers : Graf (Suisse), Grimoldi (Italie), Addis (GB), les termes seront traduits dans les langues européennes.

7/- 3CFHC Nantes, juin 2017

Sur les 196 abstracts reçus, 150 abstracts ont été retenus, mais il y aura forcément des pertes pour la publication.

Robert carvais rappelle qu’en 2008 (1CFHC) 125 articles avaient été publiés ; en 2014/2016 (2CFHC) 108 sont publiés, mais sont plus longs.

A Lyon la répartition des auteurs selon leur pays d’origine était : moitié de Français (53), moitié venait d’Europe (49), peu venant du reste du monde (6). Pour Nantes, la répartition est différente : 97 français, 45 européens, 8 venant du reste du monde. Nous sommes plutôt dans une répartition 2/3 de Français pour 1/3 d’Européens au lieu du partage moitié/moitié pour Lyon. Assisterions-nous à un repli français ?

En revanche, il y a moins de propositions italiennes que belges.

Hormis la spécialité nantaise (paysages, constructions maritimes, fluviales), nous constatons moins de papiers sur les matériaux ainsi que moins d’intérêt sur la conception (modélisation, dessins et écrits techniques).

L’ordre du jour étant épuisé et aucune question diverse n’étant posée, la séance est levée à 19h30.