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Compte-rendu de l’Assemblée générale du 2 décembre 2013

 

École nationale supérieure d’Architecture Paris-Malaquais, salle Gertrude Jekyll, 17h 30

 

Présents (16): Antonio Becchi, Philippe Bernardi, Inge Bertels, Robert Carvais, Emmanuel Chateau, François Fleury, Hélène Fragaki, Alberto Grimoldi, André Guillerme, Marina Leoni, Joao Mascharenhas Mateus, Matthieu Pinon, Valérie Nègre, Hélène Rousteau-Chambon, Joël Sakarovitch, Hélène Vacher.

Excusés (25) : Bill Addis, Maria do Carmo, Hélène Dessales, Richard Etlin, Kinda Fares, Laura Foulquier, Roberto Gargiani, Fouad Ghomari, Franz Graf, Catherine Isaac, Xavier Laumain, Ousman Mahamat Abba, Arnaldo Rui Azevedo Sousa Melo, Isabelle Moulis, Antonio Burgos Núñez, Jean-Pierre Péneau, Julien Puget, Nicolas Prouteau, Patricia Radelet-de-Grave, Nicolas Reveyron, Françoise Sioc’han, Marina Šimunić Buršić, Jean-Pierre Sosson, Arnaud Timbert, Denis Zastavni.

Ordre du jour

  • Rapport moral du président de l’Association
  • Rapport financier du trésorier de l’Association
  • Proposition de modification de l’article 9 des statuts portant sur la composition du CA
  • Élection du Bureau et du CA de l’Association
  • Présentation et animation du site de l’Association
  • Mise en place d’une Revue d’histoire de la construction
  • Organisation du 3e congrès francophone d’histoire de la construction
  • Questions diverses

 

I. Rapport moral du président de l’Association

 

Joël Sakarovitch rappelle la date de création de l’Association, le 14 décembre 2010. Il est remédié aujourd’hui à l’absence de tenue régulière, annuelle et règlementaire, d’une assemblée générale depuis cette date, le bureau ayant été trop occupé par l’organisation en 2012 du Congrès international dont il avait la charge.

Depuis sa création en 2010, l’Association a participé à l’organisation du Fourth International Congress on Construction History (Paris, 3-7 juillet 2012) ainsi qu’à la volumineuse publication des actes (3  tomes). Elle a également négocié la publication des Keynote Lectures données lors de ce congrès. Ces communications, qui n’avaient pas été publiées dans les actes, vont faire l’objet du prochain numéro de la revue anglaise Construction History (janvier 2014). La publication a été programmée pour être présentée au « Deuxième congrès francophone d’histoire de la construction ».

 Les membres du bureau de l’Association ont accompagné l’organisation du « Deuxième congrès francophone d’histoire de la construction ». Ce congrès se tiendra à Lyon les 29-31 janvier 2014.

Un des chantiers de ces derniers mois a été la construction du site de l’Association qu’Emmanuel Château va présenter plus longuement.

Joël Sakarovitch rappelle que les raisons qui nous ont poussés à créer cette association restent toujours d’actualité : fédérer les personnes qui travaillent sur l’histoire de la construction au sens large du terme, promouvoir la recherche, faire du lobbying, être un groupe de pression et être un interlocuteur auprès des équivalents étrangers. Robert Carvais a notamment représenté l’association francophone à Berlin les 28 et 29 juin derniers à l’occasion de la création d’une association allemande sœur, la Gesellschaft für Bautechnikgeschichte (http://www.bautechnikgeschichte.org), processus qui se généralise aujourd’hui dans toute l’Europe.

 

II. Rapport financier par le trésorier de l’association

 

Robert Carvais rappelle qu’en 2010 l’association comptait 28 adhérents, et son actif se montait à 735 €.

En 2012, l’Association a touché plusieurs subventions pour l’organisation du Fourth International Congress on Construction History. Le solde important de cette manifestation se monte à 45 793,10 €. Cet excédent s’explique en grande partie par le fait que plusieurs subventions ont été versées tardivement en 2012, alors que nous ne les attendions plus.

Le total des comptes de l’Association se monte donc à 46 528,10 € répartis ainsi :

  • Compte courant : 729,84 €
  • Compte sur livret : 45 798, 26 €

Les dépenses à venir portent sur :

  • La réalisation du site ;
  • La publication des keynotes ;
  • Une aide à la publication des actes du 2e congrès francophone

Il est également en projet :

  • Le coût pouvant résulter de la création d’une revue ;
  • L’établissement d’un prix pour un travail universitaire (thèse).

Robert Carvais souligne qu’à l’annonce de l’organisation de cette nouvelle assemblée générale, l’association a reçu de nombreux messages de soutien et d’intention d’adhésion, les soutiens venant par ailleurs du monde entier.

 

III. Proposition de modification de l’article 9 des statuts portant sur la composition du CA

 

Il est rappelé la composition actuelle du Conseil d’administration (CA) : Robert Carvais, Hélène Dessales, François Fleury, Roberto Gargiani, Franz Graf, André Guillerme, Valérie Nègre, Joël Sakarovitch, Jean-Pierre Sosson.

Il est proposé à l’Assemblée Générale d’intégrer trois nouveaux membres au CA, et de porter ainsi le nombre de ses membres de 9 à 12, l’idée étant que le CA puisse être plus largement représentatif de la communauté francophone :

  • Philippe Bernardi (CNRS, Lamop – UMR 8589, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) ;
  • Inge Bertels (Department of architecture, Vrije Universiteit Brussel, Belgium);
  • Alberto Grimoldi (Professeur au Politecnico de Milan, Dipartimento Di Architettura E Studi Urbani).

La proposition est acceptée à l’unanimité.

 

IV. Élection du Bureau et du CA

 

Le Bureau est composé des mêmes membres qu’auparavant avec les mêmes fonctions :

Joël Sakarovitch, président ; André Guillerme, président-adjoint ; Valérie Nègre, secrétaire ; Robert Carvais, trésorier

 Le CA est désormais composé des membres suivants : Philippe Bernardi, Inge Bertels, Robert Carvais, Hélène Dessales, François Fleury, Roberto Gargiani, Franz Graf, Alberto Grimoldi, André Guillerme, Valérie Nègre, Joël Sakarovitch, Jean-Pierre Sosson.

 La proposition est acceptée à l’unanimité.

 

V. Présentation du site de l’Association

 

Emmanuel Château présente le site web de l’Association qui sera bientôt rendu public : les différentes rubriques, le mode de règlement de la cotisation en ligne, l’accès « administrateur » qui permet d’associer les membres à la publication des contenus ainsi qu’une bibliographie « collaborative » utilisant le logiciel de gestion de références bibliographiques Zotero. À ce sujet, il est proposé aux membres de l’association qui souhaiteraient contribuer à cette bibliographie une formation à l’utilisation de ce logiciel.

Alberto Grimoldi propose d’ajouter une rubrique permettant de lister les thèses en cours de préparation et Antonio Becchi les liens vers d’autres sites (ce qui est déjà prévu).

Ce dernier propose également de créer un montant de cotisation plus important pour les bienfaiteurs, voire un don libre. Inge Bertels indique que certaines associations anglo-saxonnes prévoient des cotisations pour plusieurs années.

VI. Mise en place d’une Revue d’histoire de la construction 

 

Robert Carvais présente les points ouverts à la discussion :

  • Une revue à comité éditorial restreint ;
  • Une revue à comité scientifique international large (faisant office de comité de lecture) ;
  • Fréquence de deux numéros par an ; Deux numéros d’avance sont nécessaires avant le lancement de la revue si l’on envisage une publication avec Revues.org. Nous pourrions commencer soit par un appel à contributions, soit par des suggestions spontanées.
  • La revue publierait des articles de fond, des varias, des controverses et débats, éditerait des sources, des comptes rendus de livres.

Deux questions font particulièrement débat :

  • La revue doit-elle être sous forme numérique, papier ou mixte ?
  • Quelle langue adopter pour la revue ? Doit-elle être exclusivement en français ou accepter d’autres langues ?

Antonio Becchi est favorable à une revue publiant des articles en différentes langues. Il souligne le fait que de telles revues sont rares.

Robert Carvais rapporte la pensée de Pierre Caye selon laquelle, le pari serait risqué car malgré tout la littérature scientifique se diffuse par le biais des langues. Il serait difficile à la revue d’être ainsi reconnue à sa juste valeur.

Hélène Rousteau-Chambon donne l’exemple de la revue allemande d’histoire de l’art Daïdalos. Arkitectur Kunst und Kultur (Francfort, 1981-2000, 75 nos) qui a publié des articles en différentes langues, celui de Kunstgeschichte. Open Peer Reviewed Journal qui publie en Allemand et en Anglais ou encore ceux de la revue Architectura, Zeitschrift für Geschichte der Baukunst, Journal of te History of architecture  (Berlin) ou Art Italies, (Paris).

Inge Bertels soulève la contradiction qu’il y aurait à créer une revue multilingue alors que le site propose une bibliographie en langue française. Valérie Nègre, favorable à la pluralité des langues, estime que la bibliographie devrait être en langue étrangère également. Pour elle, l’enjeu de l’association francophone est de défendre la diversité linguistique et permettre la publication dans la langue dans laquelle on s’exprime le mieux. Inge Bertels pense que dans la mesure où il existe plusieurs associations d’histoire de la construction, se pose la question d’un positionnement relatif, d’une spécificité qui ne soit pas linguistique. Pour le moment en histoire de la construction il n’existe que le Construction History Journal.

Inge Bertels souligne que les Allemands n’ont pas encore de projet de revue mais s’interroge sur la pertinence d’une revue francophone. Elle se demande s’il ne serait pas plus judicieux de proposer un partenariat à la revue anglaise Construction History Journal dont le projet éditorial est en train d’être rediscuté ; celle-ci désire s’ouvrir et se diversifier bien qu’elle ne contienne que peu d’articles de fond mais plutôt des études de cas, et son rythme de parution est en question (2 nos par an aujourd’hui). Elle figure dans les listes de revues internationales. Ce serait un moyen d’unir les forces.

Hélène Vacher pose la question de la spécificité de cette revue par rapport aux autres revues. Serait-ce la diversité linguistique ? Serait-ce une volonté de concurrencer la revue existante ?

Robert Carvais estime qu’il y a la place pour deux revues dans ce champ et qu’il ne devrait pas y avoir de concurrence négative mais plutôt la mise en avant d’une volonté de produire des recherches de haut niveau. Et que la réputation des revues se fera sur leurs contenus et leurs fréquentations.

François Fleury pense qu’il serait peut-être possible de collaborer avec le Construction History Journal, dans le sens de la proposition d’Inge Bertels, dans la mesure où une publication de l’article en langue originale se ferait également sur internet.

André Guillerme pense qu’il faut, étant donné le nombre important de revues existantes, déterminer s’il doit s’agir d’une revue de recherche ou de vulgarisation. Y aura-t-il assez de lecteurs ? En France, il existe déjà les Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, la revue de Malaquais (en gestation à ce jour), Archiscopie et Colonnes (revues de la Cité de l’architecture et du patrimoine), L’Archéologie industrielle en France (revue du CILAC), Pour mémoire du Comité d’histoire de l’ex-ministère de l’Equipement qui souhaite en accroître sa scientificité. La tendance pour les chercheurs semble d’aller publier à l’international. A cela s’ajoute 150 communications tous les trois ans au Congrès francophone et admettons une soixantaine au Congrès international tous les trois ans, cela fait 70 articles en moyenne par an. Il n’est donc pas certain qu’il y ait le nombre d’auteurs nécessaires pour fournir deux numéros par an. Il apprécie néanmoins l’idée d’une revue européenne.

Pour Antonio Becchi, il y a sans aucun doute un public pour cette revue, il y a à la fois des auteurs et des lecteurs. Le marché est là pour une telle revue au regard du succès des manifestations internationales. Pour Inge Bertels, il demeure important de professionnaliser le champ et pour ce faire une revue est nécessaire, mais ne serait-il pas mieux de fédérer les associations européennes.

Emmanuel Chateau souligne que la France dispose d’un outil très efficace pour la diffusion de revues en ligne avec Revue.org. Joël Sakarovitch et André Guillerme aimeraient que la revue soit mixte : à la fois en ligne, mais aussi sous format papier. Pour Emmanuel Château, une revue en ligne est moins coûteuse.

Joël Sakarovitch estime qu’il serait extrêmement complexe de monter une collaboration avec une revue qui existe déjà. Collaborer à Construction History Journal risquerait de se contenter de lui fournir des articles, et les Anglais n’accepteront sans doute jamais de publier des articles de langue française. Il pense qu’il faut créer une revue de recherche et non de vulgarisation, une revue de recherche écrite pour des chercheurs à destination des chercheurs : une petit milieu certes mais devrait facilement se rencontrer.

Philippe Bernardi estime que la question n’est pas seulement linguistique car publier en anglais ou faire traduire un article présente un coût. De plus, publier dans d’autres langues permet également d’élargir le public de la revue. Aujourd’hui le CNRS pousse ses chercheurs à publier dans des revues, or se pose la question du support pour les chercheurs qui travaillent dans ce domaine. Les revues existantes d’histoire, d’histoire urbaine, d’histoire de l’art ne prennent pas forcément les articles en histoire de la construction, à moins d’un numéro thématique prévu à cet effet. Il existe ici un créneau, en tout cas un besoin.

Valérie Nègre apprécie l’idée d’une revue offrant les articles dans leur langue originale avec un résumé long (une page) en anglais. Le congrès organisé par François Fleury, en collaboration avec des archéologues, des historiens de l’art, montre que de nombreux collègues de disciplines différentes demeurent intéressés. Il est certain que la revue a sans doute intérêt pour que les chercheurs ne s’y perdent pas de proposer des numéros thématiques car plusieurs approches sont possibles ou plutôt, souligne Robert Carvais, d’afficher clairement ses objectifs et ses lignes directrices.

Robert Carvais penche en faveur d’une revue scientifique de haut niveau sur le champ de l’histoire de la construction, revue internationale qui accepterait toutes les langues européennes avec un résumé en français et le cas échéant en anglais. Il existe une revue en ligne récemment créée Clio & Thémis dans le cadre de sa discipline d’origine l’histoire du droit et qui réussit à capter un lectorat. La revue a priori devrait être publiée en ligne. La réalisation d’un tirage papier en nombre limité pourrait être étudiée. Pour information, les éditions Picard proposent désormais pour les ouvrages d’histoire de l’architecture un tirage à 250 exemplaires et une publication en ligne en vente sur Cairn. Cependant, en dessous de 500 exemplaires, une subvention du CNL est impossible. Il convient de se renseigner auprès d’éditeurs qui accepteraient une proposition mixte open access et papier. Alberto Grimoldi se propose de consulter un éditeur turinois. La revue des restaurateurs professionnels allemands est de ce type. La version papier se justifie si l’association a besoin d’une vitrine professionnelle, par exemple si elle possède des sponsors financiers.

VII. Organisation du 3e congrès francophone d’histoire de la construction

 

Robert Carvais fait part de la proposition de collègues algériens (Tlemcen) pour organiser le Troisième Congrès francophone d’histoire de la construction.

Valérie Nègre propose de solliciter Franz Graf et Yvan Delemontey à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

VIII. Questions diverses

 

François Fleury présente l’avancement du Deuxième congrès francophone d’histoire de la construction qui se tiendra du 29 au 31 janvier à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Lyon située à Vaulx-en-Velin. L’université de Lyon 2, partenaire du congrès, n’a pas fait l’effort de suivre le projet du point de vue géographique. 183 propositions ont été soumises provenant de 19 pays. 144 ont été sélectionnées (21% ont donc été écartées). Il y aura 42 sessions, donc 6 sessions en parallèle.

Le budget initial prévu était de 100 000 €, mais 40 000€ seulement ont été trouvés. Certaines festivités seront donc supprimées (10 000€ du BRAUP, 16 000 € de l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon, 5 000 de l’université, 7 500 € des inscriptions).

L’organisation est partagée entre les cinq chercheurs de l’équipe, un chercheur en contrat doctoral et un appui administratif. La publication des actes sera suivie par une personne spécifique.

Robert Carvais, Joël Sakarovitch et Valérie Nègre saluent le professionnalisme d’une telle organisation.

André Guillerme suggère de profiter du deuxième congrès francophone d’histoire de la construction pour préparer un dépliant présentant l’association. Robert Carvais propose une présentation de l’AFHC en séance plénière et de tenir un stand pour les adhésions.

 

Inge Bertels fait par de l’intérêt de ses collègues belges pour organiser le Sixth International Congress on Construction History.

La séance est levée.