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L’École doctorale Sciences de l’homme et de la société (SHS) et l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (LEAV)

Présentent

L’AVIS DE SOUTENANCE de Madame Rania DAHER autorisée à présenter ses travaux en vue de l’obtention du Doctorat de l’Université Paris-Saclay en : Aménagement , architecture

« L’architecture en terre crue dans la vallée du Jourdain ; une filière en reconstruction  temporaire »

LE JEUDI 12 NOVEMBRE 2015 A 14H30
à
L’Ecole nationale supérieure d’architecture de Versailles
5 Avenue de Sceaux
Salle des conseils
B.P. 20674
78006 VERSAILLES CEDEX

Membres du jury :
Jean MAGERAND, Professeur, à l’Université de Mons, Belgique – Rapporteur
Beatriz MENENDEZ, Maître de Conférences, HDR, à l’Université de Cergy-Pontoise – Rapporteur
Nadia HOYET, Professeur HDR, à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles – Directrice de thèse
Hubert GUILLAUD, Professeur HDR, à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – Examinateur
Muhannad HAJ HUSSEIN, Maître Assistant, à An Najah National University, Nablus, Palestine – Examinateur
Bernard PAULE, Chargé d’Enseignement, à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Suisse – Examinateur

Résumé :
Le but de ce travail de recherche est de démontrer que la ré-exploitation des matériaux locaux de construction dans la vallée du Jourdain, peut contribuer à une autonomie des communautés rurales palestiniennes. Pour ce faire, cette thèse questionne le développement de la filière terre dans ces territoires. Nous posons l’hypothèse qu’il existe un lien étroit entre les transformations de la société rurale, de sa structure économique et politique, et les transformations de la filière constructive en terre. ‘Trois temps’ de cette filière ont été relevés et ont permis de vérifier cette hypothèse. Le cas de la Palestine avant 1920, l’habitat en terre crue entre 1920 et 1970 et finalement la situation actuelle. Ces évolutions nous ont permis de comprendre que la ré-exploitation des matériaux locaux permet une véritable autonomie lorsque la filière est intégrée aux pratiques économiques et sociales en cours. Cette idée a été vérifiée par l’étude du contexte actuel où la filière est en reconstruction temporaire car déconnectée des pratiques sociales et économiques.
Ce travail de recherche se divise en trois parties, à l’image de ces ‘trois temps’. La première détaille la relation entre la filière terre et la notion de développement durable pour faire le lien ensuite au cas de la Palestine avant 1920. La seconde précise le changement de valeurs qui s’est opéré entre 1920 et 1970 dans la société rurale et les transformations de l’habitat qui y sont liées. Enfin, la dernière partie tente d’évaluer la reconstruction de cette filière en détaillant le contexte politique et économique actuel pour le confronter ensuite aux actions des nouveaux acteurs sur le terrain.

Abstract :
This research aims to demonstrate that the re-use of local building materials in the Jordan Valley can contribute to the autonomy of rural Palestinian communities. To achieve this, we question the evolution of the earthen building sector in these territories. We assume that there is a close link between the transformations of the rural society, its economic and political structure and the transformations that appeared in the earthen building sector. Three historical periods have been identified and have verified this hypothesis: the case of Palestine before 1920, the period between 1920 and 1970 and finally the current situation. Through these evolutions, we understood that the re-use of local materials allows real autonomy when the earthen building sector is integrated to the ongoing social and economic practices. This idea was verified by studying the current context where this building sector knows a temporary reconstruction.
This research is divided into three parts. The first part details the relation that exists between earthen  architecture and the concept of sustainable development; we will be explaining the case of Palestine before 1920. The second part specifies the changing values of rural society that have taken place between 1920 and 1970 and the transformations of the habitat linked to it. Finally, the last section attempts to assess the reconstruction of this building sector by detailing the current political and economic context and confronting it with the projects led by the “new actors” on the ground.