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Le revêtement en pierre dans l’architecture moderne. 1922-1942

 

 Par Angelo Bertolazzi

Thèse de doctorat en architecture soutenue à Bologne le 23 avril 2013

 Sous la co-tutelle des professeurs Giovanni Mochi et Luisella Gelsomino pour l’université de Bologne (Italie) et du professeur Joël Sakarovitch pour le département d’Architecture; Université Paris Est – Laboratoire Géométrie Structure Architecture (ENSA Paris-Malaquais, France)

Jury : Prof. Giovanni Mochi (Université de Bologne), Prof. Daniela Esposito (Université Roma La Sapienza), Prof. Joël Sakarovitch (ENSA Paris-Malaquais), Prof. Antonella Mastrorilli (ENSA Lyon).

Pendant les années 20 et 30 du XXème siècle, la primauté de la pierre, comme matériau identifiant l’acte de construire, a commencé à se réduire, à cause des transformations d’ordre culturel, social et matériel dans la construction de l’architecture. Le résultat de ces transformations a été l’affirmation de la structure et du revêtement comme nouveaux principes constructifs, et des matériaux modernes, tels que l’acier, le ciment armé et le verre.

 Le revêtement a joué un rôle très important à travers le lien qui a pu établir entre modernité et tradition. Le succès critique de la structure par rapport au revêtement réside dans l’association fréquente de ce dernier avec la décoration, en particulier la décoration liée au vocabulaire des styles historiques, la victime de la bataille idéologique menée par le Mouvement Moderne. Seulement dans ces derniers temps l’importance du revêtement a été reconnue par la critique, dans la définition des langages modernes, à la fois avant-gardiste, et ceux plus étroitement liées à la tradition du dix-neuvième siècle.

 L’outil principal de la recherche était les revues d’architecture, qui ont été, dans les années 20 et 30, le principal véhicule des idées et informations techniques; dans ses pages a eu lieu un débat animé, qui a conduit à la formation d’une culture constructive commune, qui a souvent été au-delà des frontières nationales. Les revues ont joué un rôle culturel et technologique très important, en remplaçant les manuels de constructions et les traités d’architecture du siècle précédent, car la difficulté de maintenir une vision technique unitaire, qui est caractéristique des manuels, parce que le développement industriel et la diversification conséquente des matériaux et techniques, a imposé des nouvelles formes de transmissions des savoirs techniques.

 La recherche a été menée par une comparaison entre la France et l’Italie, parce que dans ces pays la construction en pierre a toujours joué un rôle très important. Le but de cette comparaison a été de vérifier la convergence vers une technologie commune, qui est la base des langages architecturaux de la modernité, même à partir des cultures constructives différentes.

 L’objectif de cette recherche était de tracer une histoire des transformations matérielles et culturelles de l’architecture dans les années 20 et 30 à travers une typologie constructive, le revêtement, et un matériau, la pierre. Cela nous a permis d’équilibrer le rôle du revêtement par rapport à la structure, en reconnaissant leur interaction mutuelle pour l’affirmation complète de la modernité; en même temps, elle a permis de mettre en évidence les éléments de continuité, culturelles et matérielles, entre le XIXe et XXe siècles, signés par l’utilisation de la pierre, qui n’est pas un matériau structural, mais elle devient un matériau porté.