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Séminaire Histoire de la construction :

Le bois de construction

Organisé par

  • le Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (LAMOP – UMR 8589, Université Panthéon-Sorbonne – Paris 1),
  • le Centre de théorie et analyse du droit (CTAD – umr 7074, Université Paris Ouest Nanterre La Défense – Paris 10)
  • Le Laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident (UMR 8546, ENS-CNRS-EPHE)

avec le soutien du laboratoire d’excellence TransferS.

Lundi 15 janvier 2018 10h à 17h30

Lieu :

Institut national d’histoire de l’art (INHA) Salle Vasari,

1er étage Galerie Colbert, 2 Rue Vivienne, 75002 PARIS

Métro : Bourse ou Palais-Royal

10h Introduction

10h15 Jimmy Mouchard, MCF en archéologie antique, Université de Nantes Le port romain de Rezé / Ratiatum (France, Loire-Atlantique) :  Quais et architectures

11h15 Frédéric Epaud, chargé de recherche (laboratoire « Archéologie et territoires », UMR 6173). Le bois d’œuvre sur un grand chantier du XIIIe siècle : la cathédrale de Bourges

12h30-14h           Déjeuner

14h Emilien Bouticourt, Chercheur associé au LaMOP (UMR 8589) Le bois dans la construction. Interactions entre maçonnerie et charpente :  quelques exemples de la fin du Moyen Âge

15h Valérie Nègre, professeure d’histoire des techniques, Université Panthéon Sorbonne Inventions artisanales et critères d’évaluation académiques.  L’exemple de la charpente (1753-1789).

16h15 Revue de publications récentes sur l’histoire de la construction

Atelier : lecture de texte

 

Résumés

Jimmy Mouchard, après quelques années de contrats en archéologie préventive, obtient en 2013 d’un poste de Maître de conférences en archéologie romaine à Nantes (spécialité : milieux humides, subaquatiques et sous-marins). Il a été responsable du chantier programmé d’Aizier (Eure), port romain en vallée de Seine, entre 2005 et 2013, coresponsable du chantier programmé de Rezé (Loire-Atlantique), port romain en vallée de Loire, entre 2005 et 2016. Il est aussi archéologue-plongeur, participant notamment à la fouille de l’épave romaine de Roscoff avec le DRASSM.

Bibliographie sélective Mouchard (J.), 2011 :

« Aizier (Eure), géoarchéologie d’un paléoport estuarien », Journées archéologiques régionales de Haute-Normandie, Harfleur, 23-25 avril 2010, PURH, p. 209-218.

Arthuis (R.), Guitton (D.), Monteil (M.), Mouchard (J.) et de Peretti (O.), 2010b : « Archéologie portuaire estuarienne entre Loire et Seine : principaux résultats et questions d’ordre méthodologique. L’exemple des sites antiques d’Aizier (Eure) et de Rezé (LoireAtlantique) », in : Les structures portuaires de l’arc Atlantique dans l’antiquité, bilan et perspectives de recherche, Aquitania, supplément 18, p. 53-74.

Arthuis (R.), Guitton (D.), Monteil (M.), Mouchard (J.), De Peretti (O.), 2010a : « Le port antique de Rezé», in : Catalogue de l’exposition La Loire sens dessus dessous – archéologie d’un fleuve, Exposition itinérante interrégionale 2010-2011, p. 96-99.

Arthuis (R.), Guitton (D.) et Mouchard (J.), 2010 : « D’un estuaire à l’autre : Géoarchéologie comparée des ports antiques d’Aizier (Seine) et de Rezé (Loire) », Archéopages n°30, p. 26-35.

Le port romain de Rezé / Ratiatum (France, Loire-Atlantique) : Quais et architectures

La commune de Rezé est localisée au fond de l’estuaire de la Loire et en rive sud du fleuve, face à la ville de Nantes. L’agglomération – située en province Aquitaine et en territoire picton – occupe un important carrefour de voies terrestres, fluviales et maritimes et se développe le long du fleuve sur environ 50 hectares à son apogée au début du IIe siècle de notre ère. Les fouilles conduites depuis 2005 dans le quartier de Saint-Lupien, à l’extrémité orientale de la ville, ont permis de confirmer l’existence d’aménagements portuaires, relativement modestes dans un premier temps, puis bien plus imposants à partir de la fin du Ier siècle (ouvrages élevés en façade selon le principe du pan de bois).

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Frédéric Epaud, Docteur en archéologie, il est chargé de recherches au CNRS (laboratoire « Archéologie et territoires », UMR 6173). Spécialisé dans l’étude des charpentes et des techniques de charpenterie médiévale en France septentrionale, il a publié plusieurs ouvrages et articles sur le sujet. Ses travaux portent plus particulièrement sur l’évolution des charpentes romanes et gothiques, le bois d’œuvre en charpenterie, la sylviculture et la forêt au Moyen Âge, ainsi que sur l’architecture carolingienne en bois à travers l’archéologie expérimentale et l’ethnoarchéologie. Sa thèse De la charpente romane à la charpente gothique en Normandie a été publiée en 2007.

Il a notamment publié :

– La charpente de la Cathédrale de Bourges. De la forêt au chantier, Tours, presses universitaires François Rabelais, 2017. – (avec Alix C.) (dir.), La construction en pan de bois au Moyen Age et à la Renaissance, Tours, PUFR éditions-PUR, Coll. Renaissance, Tours, 2013.

– « Les tracés d’épure du collatéral sud de la nef » in Andrault-Schmitt C. (dir.), La cathédrale Saint-Pierre de Poitiers. Enquêtes croisées, Geste éditions, La Crèche, 2013, p. 107-109.

– « Les charpentes » in Andrault-Schmitt C. (dir.), La cathédrale Saint-Pierre de Poitiers. Enquêtes croisées, Geste éditions, La Crèche, 2013, p. 188-208.

– « Abbaye Saint-Amand de Rouen : étude d’un édifice en pan de bois du XIIIe siècle » Epaud F. et Alix C. (dir.,) La construction en pan de bois au Moyen Age et à la Renaissance, Tours, PUFR éditions-PUR, 2013, p. 127-140.

– « De la cathédrale romane à la cathédrale gothique : les révélations des charpentes » in Mgr J-C Descubes (dir.), Rouen, primatiale de Normandie. La grâce d’une cathédrale, La Nuée Bleue, Strasbourg 2012, p. 43-49.

– « Les épures des charpentes romanes et gothiques en Normandie » in Hoffsummer P. (dir.), Les charpentes du XIe au XIXe siècle. Grand Ouest de la France, Brepols, AMA vol. 5, Turnhout, 2011, p. 59-72.

– « Les couvertures en schiste ardoisier de Normandie » in Hoffsummer P. (dir.), Les charpentes du XIe au XIXe siècle. Grand Ouest de la France, Brepols, AMA vol. 5, Turnhout, 2011, p. 215-218.

– « La chapelle Notre-Dame du Temple de l’ancienne commanderie templière de Chanu à Villiers-en-Désoeuvre (Eure) » in Hoffsummer P. (dir.), Les charpentes du XIe au XIXe siècle. Grand Ouest de la France, Brepols, AMA vol. 5, Turnhout, 2011, p. 257260.

– « La grange de la commanderie Sainte-Vaubourg du Val-de-la-Haye (SeineMaritime) » in Hoffsummer P. (dir.), Les charpentes du XIe au XIXe siècle. Grand Ouest de la France, Brepols, AMA vol. 5, Turnhout, 2011, p. 261-268.

Le bois d’œuvre sur un grand chantier du XIIIe siècle : la cathédrale de Bourges  

Résumé non fourni par l’auteur

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Emilien Bouticourt, est archéologue et historien des techniques. Médiéviste, il s’est fait une spécialité des techniques de charpente employées dans la France méridionale et de leur approche archéologique. Chercheur associé au LaMOP (UMR 8589), il a soutenu une thèse d’Histoire médiévale, en 2014, à l’Université Paris1 Panthéon-Sorbonne sous le titre Construire des charpentes autrement : le Midi rhodanien à la fin du Moyen Âge. Responsable depuis cette date de divers chantiers archéologiques, il est l’auteur, entre autres de :

– «Constructing ceilings: The floors of the Rhone region in the south of France at the end of the Middle Ages », dans Charruadas, Paulo, Fraiture, Pascale, Gautier, Patrice, Piavaux, Mathieu, Sosnowska, Philippe (éds), Between Carpentry and Joinery. Wood Finishing Work in European Medieval and Modern Architecture, Brepols, 2017 (Coll. Scientia artis 12), p. 24-45.

– Charpentes méridionales. Construire autrement : le Midi rhodanien à la fin du Moyen-Âge, Arles, Honoré Clair, 2016.

– (avec Isabelle Parron), « Saint-Maurice de Vienne, une cathédrale en chantier au début du XIVe siècle », dans Lauxerois, Roger (dir), Vienne au crépuscule des Templiers, Grenoble, PUG éd., 2014, Collection La Pierre et l’Ecrit, p. 41-57.

– « Charpentes médiévales en Provence : traces archéologiques et technique de construction », dans Sousa Melo, Arnaldo, Ribeiro, Maria do Carmo, História da construçâo – Arquiteturas e técnicas constructivas. Actes du III Colloque International Histoire de la construction, 18-19 oct. 2012, Braga, CICTEM, LAMOP, 2013, p. 179198.

– « Le pan-de-bois en Provence rhodanienne à la fin du Moyen Âge », dans Alix, Clément, Epaud, Frédéric (dir.), La construction en pan-de-bois dans l’architecture du Moyen Âge et de la Renaissance, Rennes, PUR, 2013, p. 335-360.

– (avec Guibal, Frédéric), « Approches dendrochronologique et archéologique des charpentes et plafonds peints médiévaux en Provence », Actes du colloque, Aux sources des plafonds peints médiévaux. Provence, Languedoc, Catalogne, Études réunies par J.-B. Mathon et P. Bernardi, RCPPM, 2011, p. 79-92.

– (avec Guibal, Frédéric), « Dendroarchéologie des charpentes et plafonds peints médiévaux en région méditerranéenne », Actes du colloque Panorama de la dendrochronologie en France (8, 9 et 10 oct. 2009), Collection EDYTEM, n°11, 2010, p. 145-150.

– et alii, « Storia di un dettaglio: il coprigiunto », Conservare e restaurare il legno. Conoscenze, esperienze, prospettive, Atti del XXV Convegno «Scienza e beni culturali» (Bressanone, 23-26 juin 2009), Venise, Ed. Arcadia Ricerche, 2009, p. 135-150.

– « Les origines médiévales d’une technique de charpente : la poutre armée », Archéologie du Midi médiéval, tome 26, 2008, pp. 145-165.

– « Regards sur quelques traités de charpentes », « Les marques d’assemblages », « Les principaux types d’assemblages », « Poutre armée et pan de bois », « Les charpentes de toit », « La charpente de toit du « château » de Cabannes (13) », « La charpente de la collégiale de Briançon (05) », in : Forêts alpines et Charpentes de Méditerranée, Ph. Bernardi (dir.), Gap, 2007, p. 127-130, p. 135-137, p. 142-145, p.152-154, p. 190201, p. 219-221, p. 222-231.

– « Étude des plafonds du palais épiscopal au Moyen Âge », De mémoires de palais : archéologie et histoire du groupe cathédral de Valence, (I. Parron et J. Tardieu dir.), Valence, 2006, p. 207-221.

– Construction et reconstruction de l’église des Cordeliers de Valréas (1391-1803), Valréas, 2004.

Le bois dans la construction. Interactions entre maçonnerie et charpente :  Quelques exemples de la fin du Moyen Âge.

Dans notre approche des édifices médiévaux on isole souvent les différents modes de construction, le gros-œuvre du second œuvre, les murs du toit, la pierre du bois, etc. La finalité de cette démarche vise évidemment à mieux analyser indépendamment les différents processus constructifs, alors que ces derniers sont inévitablement en interaction. Les charpentes de toit sont directement ou indirectement reliées aux élévations maçonnées, les voûtes, les murs gouttereaux ou les murs pignons, etc. La lecture archéologique de ses parties hautes des édifices délivre de précieux renseignements sur les modes de construction, les savoir-faire, l’organisation des chantiers, les techniques de mise en œuvre…

Dans cette présentation nous examinerons à partir de plusieurs études récentes, les liens de construction entre des charpentes et des élévations maçonnées, en particulier, la cathédrale de Chartres, l’église de l’Annonciade à Bourges, le palais de l’Isle à Annecy et ceux d’Avignon et sa région. _______________________________________________________________________

Valérie Nègre est architecte et professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur les interactions entre architecture, technique et société (XVIIIe-XXe siècles) et en particulier sur la littérature technique, les savoirs artisanaux et la représentation de la technique. Elle a édité avec R. Carvais, A. Guillerme, J. Sakarovitch, Nuts and Bolts of Construction History. Culture & Technology (Paris, Picard, 2012) et récemment publié : L’Art et la matière. Les architectes, les artisans et la technique (1770-1830) (Paris, Classiques Garnier, 2016) et Le Livre technique avant le XXe siècle. A l’échelle du monde (avec L. Hilaire-Pérez, D. Spicq, K. Vermeir), Paris, éd. CNRS, 2017.

Inventions artisanales et critères d’évaluation académiques. L’exemple de la charpente (1753-1789).

Partant de plusieurs perfectionnements techniques proposés à l’Académie d’architecture dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle par des maîtres charpentiers, la présentation se propose de discuter des critères d’évaluation des procédés techniques. En particulier des notions d’utilité, de solidité et de difficulté d’exécution.