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Dominique Barjot, Bouygues. Les ressorts d’un destin entrepreneurial,

 

Paris, Economica, 2014, 384 p., ISBN 978-2-7178-6639-1

 

Présent dans plus de quatre-vingts pays, contrôlé par deux fils du fondateur et leurs salariés, Bouygues demeure le quatrième groupe européen et le huitième mondial dans le BTP, mais le premier dans la route. Troisième opérateur français de téléphonie mobile, Bouygues est devenu, avec TF1, le premier groupe européen de télévision. À la création de l’entreprise en 1952, Francis Bouygues n’employait qu’une dizaine de salariés, mais, à sa mort, en 1993, ils sont plus de 90 000 et près de 150 000 aujourd’hui. Cette ascension s’opère, dans les années 1950 et 1960, à partir du logement social et de la promotion immobilière. Avec les deux chocs pétroliers, le groupe s’internationalise de façon spectaculaire, notamment dans les pays du Golfe. Quand la crise financière éclate dans les pays émergents, il se diversifie vers la route, l’eau et la télévision, mais aussi vers l’Asie, devenant pour près de vingt ans le leader mondial du BTP. Martin Bouygues poursuit ce cap, en créant Bouygues Telecom – grâce à une alliance stratégique avec Alstom. Aujourd’hui, Bouygues demeure un atout majeur pour l’économie française.