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Ædificare. Revue internationale d’histoire de la construction

 

Ædificare est une revue semestrielle internationale multilingue et pluridisciplinaire couvrant le champ historique de la construction, toutes périodes et aires géographiques confondues. La revue dispose d’un Comité scientifique internatonal et d’un Comité de lecture. Tous les articles font l’objet d’une évaluation par les pairs en double aveugle. Elle paraît en publication papier et numérique aux éditions Classiques Garnier.

 

Coordonnées

Adresse postale de la revue : Ædificare, 2, rue Jean-Baptiste Say, 75009 Paris

Adresse courriel : aedificare@histoireconstruction.fr

ISSN : 2557-3659

 

Prix et abonnements

Les abonnements à la revue (deux livraisons par an) donnent accès à la version papier et à la version numérique.

Tarifs pour les membres

Les membres de l’association et les étudiants bénéficient d’un tarif préférentiel. Ces abonnements doivent être souscrits par l’intermédiaire du site de l’association.

  • Abonnements : 35€
  • Abonnements étudiants : 15€

Tarifs réguliers

Les abonnements en dehors de l’AFHC sont directement souscrits chez l’éditeur.

  • Prix au numéro : 29€
  • Abonnements particuliers (France/Étranger) : 49 € / 56 €
  • Abonnements institutions (France/Etranger) : 80€ / 87 €
    Les tarifs pour l’étranger sont prévus HT port compris.

 

Soumission des articles

La revue accueille volontier des propositions d’articles ou de numéros thématiques. Vous pouvez adresser vos propositions par courriel au Comité éditorial.

 

Présentation longue de la revue

Deutsch Version

English version

Versión española

Versione italiana

Le succès des deux congrès francophones d’histoire de la construction (Paris, 2008 ; Lyon 2014) a démontré l’importance et le dynamisme de la recherche francophone dans ce domaine, comme la mobilisation forte des membres de la communauté européenne autour de la lingua franca. De plus, l’organisation à Paris, en 2012, du 4th International Congress on Construction History établit la forte reconnaissance internationale à l’égard de la France pour porter une telle manifestation. Ces différents congrès ont été organisés par les écoles nationales supérieures d’architecture de Paris La Villette, Paris Malaquais, Versailles et Lyon, le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et l’Université de Lyon 2 en partenariat avec le Centre national de recherche scientifique (CNRS) et l’Association francophone d’histoire de la construction (AFHC). Les travaux de ces grands rassemblements ont donné lieu à des publications aux éditions Picard (Edifice & Artifice, 2010 ; Nuts & Bolts, 2012 et Les temps de la construction, 2016). Enfin, devant le développement sans précédent, tant national qu’international, au cours de ces douze dernières années, du champ d’études et de recherches lié au thème de l’histoire de la construction, l’Association francophone d’histoire de la construction et l’équipe Architecture histoire technique territoire patrimoine (ENSA Paris La Villette, UMR 3329) ont décidé de lancer une nouvelle revue internationale sur ce champ.

Malgré le nombre important de revues existantes dans la sphère scientifique, technique, architecturale et patrimoniale, tant en France qu’à l’étranger, qui accueillent des travaux de notre champ de prédilection, seule une revue britannique le Construction History Journal existe depuis une trentaine d’années. Cette revue, de langue anglaise, offre aux historiens et aux praticiens, amateurs et spécialistes de l’histoire de la construction, un lieu scientifique de grande qualité pour publier et diffuser leurs travaux. Mais le grand avantage de l’anglais qui facilite la communication est aussi un handicap pour les chercheurs européens qui doivent faire traduire leurs textes. Trouver de bons traducteurs qui connaissent les notions fondamentales de la construction (anciennes et récentes) est à la fois difficile et coûteux. Nous pensons même qu’il y a une perte de sens souvent dans l’acte de traduire, aussi correctement qu’il ait été réalisé.

C’est donc pour faciliter la communication des travaux et garder la richesse des idiomes que nous envisageons de créer une revue internationale écrite en plusieurs langues européennes. Cette revue sera menée dans la perspective d’une complémentarité scientifique et avec un souci de bonne entente avec les éditeurs de l’International Journal of the Construction History Society. Le rapport de recherche L’histoire de la construction. Un méridien européen1 qui dresse le bilan 2004-2014 par pays de la recherche et de l’enseignement dans le champ apporte la preuve incontestable de l’essor tous azimuts de l’histoire de la construction et par conséquent la nécessité d’un nouveau lieu de publication en Europe.

Objectifs

La revue poursuit quatre objectifs principaux :

  • Sensibiliser le public et les professionnels du bâtiment à la matérialité de l’architecture (rôle des matériaux, des procédés de construction, du chantier, des acteurs de la construction, etc.) ainsi qu’aupatrimoine technique.
  • Créer un espace de travail permettant de rapprocher les chercheurs issus de différentes disciplines(histoire de l’art et de l’architecture, histoire des techniques, archéologie, anthropologie, histoire du droit et de l’économie, etc.) et les praticiens (architectes, ingénieurs, entrepreneurs, restaurateurs, conservateurs, etc.).
  • Rapprocher les chercheurs et les gens de métier des grandes, moyennes et petites entreprises du bâtiment en rendant compte des recherches menées dans le cadre de ces entreprises.
  • Offrir une tribune aux doctorants en leur permettant de publier des articles sur les thèses en cours, voire les résultats ou les prolongements de celles-ci.

Appel à contributions

L’Histoire de la construction n’est pas une discipline mais un objet de recherche scientifique de plusen plus sollicité tant sur le plan national qu’international. Elle concerne un objectif intemporel de l’homme, de l’Antiquité à nos jours. Pourquoi et comment réaliser une enveloppe compartimentéepour être ou agir ? Ce questionnement est nécessairement interdisciplinaire. Ainsi, si l’histoire de laconstruction constitue a priori un champ de l’histoire des sciences et des techniques, elle rejointinévitablement les sciences humaines et sociales dans leurs aspects les plus variés, sur de multiplesterrains, comme œuvre humaine mais dont les contextes économique, juridique, social et politique jouent un rôle déterminant. L’archéologie du bâti se complète par une archéologie de la construction. L’histoire de l’art, et en particulier l’histoire de l’architecture, en crise depuis quelques années, entreprend de s’associer à cette entreprise en choisissant des thématiques nouvellesempruntées à ce champ comme le chantier, les savoirs pratiques, les statuts des professions, etc.

L’histoire de la construction n’est pas que matérielle. Intimement liée à la conception de projet, elle participe aussi de l’immatériel. Elle relève en aval également de réflexions autour de l’homme au travail, des réseaux d’affaires et d’entreprises, et plus, de crédit, de financements, d’investissements,financiers ou idéologiques. Elle commence même à partir du moment où le maître d’ouvragecommande la conception au maçon – il fut un temps – à l’architecte ou à l’ingénieur et se poursuit par l’usage du disegno et la réalisation fonctionnelle du bâti.

Il est possible d’aborder cette histoire de façon encyclopédique :
– soit de manière diachronique : conception, exécution, entretien/amélioration, patrimoine
– soit de manière synchronique : processus, acteurs, matériaux.
Mais notre volonté est plutôt de faire évoluer le savoir par l’introduction de questionnementstransversaux, innovants, travaillés à partir de sources inédites, croisant des modalités appartenant à des disciplines différentes (les fouilles archéologiques, les archives papiers, les traces orales et dessinées, les savoirs pratiques non écrits, les reconstitutions et modélisations expérimentales, etc.)Les lieux de l’histoire de la construction sont pléthores : de la carrière au chantier en passant parl’usine, de la loge du tailleur de pierre aux bureaux d’études en passant par les locaux de l’entreprise, des agences d’architectes aux salles d’audience des tribunaux, en passant par la table dugestionnaire , l’étude du notaire, le scriptorium des fabriques…

Nous lançons ainsi un appel à toutes les personnes intéressées afin qu’elles proposent un article dansle champ de l’histoire de la construction quelle que soit la période d’étude choisie, de l’Antiquité au monde contemporain. Pour le démarrage de la revue, nous nous bornerons à suggérer des thèmes susceptibles d’ancrer notre réflexion dans une large dialectique séduisante à même de croiser les approches disciplinaires, comme par exemple:

  • Généalogie du champ / discipline
  • La matérialité en histoire de la construction
  • Une vision anthropologique des techniques constructives
  • Les sources multiples du chantier
  • La transmission des savoirs constructifs
  • Acteurs et agents et moyens économiques
  • Construire, entretenir, détruire
  • La propriété et le droit de construire
  • Technique ou science constructive ?
  • La littérature constructive
  • Expertise et partage du savoir technique ou empirique

 

Modalités de la revue

La revue d’histoire de la construction est une revue multilingue, de qualité scientifique contrôlée et principalement éditée en ligne.

  • Multilingue : sont acceptées les cinq langues européennes les plus parlées par les citoyens européens tant comme langue maternelle que comme langue secondaire ou langue étrangère (l’anglais, l’allemand, le français, l’italien et l’espagnol), avec l’obligation d’un résumé long (environ 3 000 signes espaces compris) en anglais ou en français le cas échéant.
  • Qualité scientifique contrôlée : chaque proposition sera soumise anonymement en double aveugle à deux membres du comité de lecture constitué, voire à des personnalités ad hoc choisies en fonction du sujet traité. La revue est donc labellisée par un système d’examen par les pairs et est dotée en plus d’un comité scientifique international garant du respect de ces règles.
  • Edition principalement en ligne : la revue est éditée en ligne et sera disponible directement aux adhérents de l’association et (à la demande) en version papier (150 ex.) dont les prix restent à fixer avec l’éditeur. La cotisation à l’association inclue l’abonnement à la revue. Les adhérents de l’association recevront un exemplaire papier s’ils le souhaitent.
    La revue sera structurée en 3 parties et sera introduite par un éditorial de circonstance problématisé.
  • La première sera composée d’au moins 4 articles de fonds réunis, si possible, autour d’un thème et formera donc un dossier avec introduction et bibliographie. Ces articles ne sont pas limités en nombre de signes. Dans le cas où l’article est trop volumineux, il pourra faire l’objet d’une publication séquencée dans plusieurs numéros de la revue.
  • La seconde, titrée varia, sera composée d’articles de moindre ampleur (30-50 000 signes), de débats-controverses, de publication ou traduction de sources, d’interviews ou d’« Etat de la recherche » ouvert aux jeunes chercheurs pour une présentation des travaux en cours.
  • La troisième titrée comptes rendus comportera des recensions d’ouvrages, d’articles, d’exposition, etc.

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