Fermer

Projet de thèse CIFRE en architecture

Vers une conception biodiversitaire des façades

Propositions techniques et recommandations professionnelles

 

La ville doit intégrer plus fondamentalement la biodiversité et les services écologiques qu’elle fournit. C’est un des messages lancés par Philippe Clergeau dans son Manifeste pour la ville biodiversitaire (Clergeau, 2015). La demande sociétale est de plus en plus importante concernant une présence de nature en ville. Les scientifiques reconnaissent en effet toute une série de services que rend cette nature aux citadins (régulation des pollutions, gestion des eaux, renforcement des liens sociaux, ambiance, santé, etc.). En ville dense où l’espace de pleine terre est très restreint, le développement d’une végétalisation se reporte sur les bâtiments et notamment sur les toitures plates. Les recherches se sont multipliées tant sur les types de services que fournit une toiture végétalisée que sur la conception de murs végétalisés. Ces derniers exigent la plupart du temps beaucoup de gestion et ne sont pas conçus pour répondre à des questions de biodiversité.

Le programme de thèse, qui est lié au projet « FAIRE » proposé par l’agence Chartier-Dalix, s’intéresse au développement de la biodiversité dans les villes au travers de la conception de façades permettant l’implantation pérenne d’une faune et d’une flore locales, n’exigeant aucun entretien ou technicité particulières. Il s’agit donc de repenser la peau du bâtiment pour que celle-ci soit accueillante pour la biodiversité tout en intégrant les performances techniques qu’on attend d’elle. La recherche s’intéressera à la conception de façades offrant des conditions favorables au développement de la faune et de la flore locales et respectant les propriétés d’usage habituelles (thermique, acoustique, pérennité, etc.). Des expérimentations seront entreprises et un suivi de prototypes permettra la validation des solutions proposées. Les retombées pratiques de la thèse porteront sur la fourniture de recommandations génériques qui puissent être facilement prises en compte par le monde de l’architecture et de la construction. Un résultat important attendu de la recherche est en effet de proposer aux concepteurs des éléments techniques susceptibles de les aider à concevoir des projets pouvant donner lieu à un rôle écologique et une nouvelle esthétique des façades.

Programme de travail :

1) Faire un état des lieux de l’existant et de la littérature sur les matériaux, substrats et végétaux utilisés dans la végétalisation des murs en ville et sur leur gestion ;
2) Proposer et/ou développer des méthodes innovantes de végétalisation de façade en rapport avec leur pérennité et faible coût de gestion et intégrant une composante biodiversité et isolation thermique ;
3) Installer et suivre des prototypes permettant de comprendre l’évolution des différents éléments pour en déduire les plus performants ;
4) Proposer à partir de ces résultats un ensemble de fiches de recommandations permettant de guider le concepteur sur les choix des différents composants des nouvelles structures.

Compétences attendues : diplôme d’architecture indispensable, compétences en expérimentations sur les matériaux et en écologie recommandées. Formations complémentaires prévues

Début de la thèse : début 2019

Lieux de travail : Agence d’architecture Chartier-Dalix Paris 11ème, Laboratoire GSA/ENSAPM Paris 6ème, Museum national d’histoire naturelle (MNHN) Paris 5ème

Contacts : Sophie Deramond, directrice de l’agence Chartier-Dalix <sophie@chartier-dalix.com>
Robert Le Roy, professeur à l’ENSAPM <robert.leroy@paris-malaquais.archi.fr>
Philippe Clergeau, professeur au Museum National d’Histoire Naturelle, <clergeau@mnhn.fr>